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jeudi 19 octobre 2017

Collection Orange (1)

Hors Paris

Située à 200 mètres de la gare du Champ de courses d'Enghien, cette collection semble se cacher alors qu'elle n'est qu'à 20 minutes de la gare du nord.
Dans cette banlieue résidentielle, les quelques (petits) immeubles de bureaux qui abritent la collection Orange ne payent pas de mine, d'autant qu'aucune enseigne n'en indique la présence.


Vous serez (très bien) accueillis par le responsable de cet étrange caverne d'Ali Baba, Patrice Battiston, qui fait tout son possible pour faire connaître cette collection majuscule.
Suivons- le !


Dès l'entrée, le bureau directorial nous indique clairement que nous sommes chez un passionné !


La visite commence dans une immense salle de 300 m2.


Les vitrines présentent un riche échantillonnage d'appareils téléphoniques dont les premiers: 



Les ancêtres des téléscripteurs, du minitel...



Ici au centre, le "Théâtrophone" qui permettait de suivre une pièce de théâtre en direct grâce à des microphones placés sur la scène:


Là le standard du baron Empain voisine avec une cabine téléphonique rescapée de la Bourse de Paris:


Un appareil offert au président Mitterrand, le téléphone doré d'Arman, etc...


Non ce n'est pas un robot ! C'est un poste d'envoi du service des "pneumatiques".


Ici, on a reconstitué le bureau des PTT de nos grands-parents...



La dame du téléphone:


Après cette première partie "muséale" de la collection, nous pénétrons maintenant dans les autres pièces traitées dans un esprit "entreposage". Il faut vous dire que l'ensemble de la collection occupe quelques trois mille mètres carrés.



Vous avez dit "Caverne d'Ali Baba" ?



Je trouve assez contrariant de trouver dans un musée des appareils dont je me suis servi; ça ne nous rajeunit pas !


Je crois que ceci est l'ancêtre de la "hot line" !


à suivre...

mercredi 18 octobre 2017

Prostate géante place Saint-Sulpice...

Personne n'a oublié le "vagin de la reine" d'Anish Kapoor sur les pelouses de Versailles, le "plug anal" de Paul McCarthy  au milieu de la place Vendôme ni le préservatif rose placé sur l'obélisque de la Concorde...


Cette année, c'est une prostate géante que nous sommes invités à visiter


En effet, au carrefour de l'art contemporain et de l'oncologie, c'est à dire place Saint-Sulpice, le "Prostate tour" a posé ses tentes... 


Nul artiste à blâmer cette fois, c'est de la science !


A l'entrée de la zone prostatique, des prospectus sont distribués afin d'encourager la prévention et c'est très bien. Mais quand le jeune homme, après m'avoir expliqué les différents stands, m'indique que pour visiter la prostate, il faut faire le tour et entrer par derrière, j'ai dû convoquer tout le flegme dont j'étais capable pour ne pas éclater de rire ! (Je jure que c'est vrai).


Coucou !



Ce panneau où je vois comme une invite me rappelle certaines affiches de la mairie de Paris encourageant les parisiens à s'approprier Paris-plage à grand renfort de contrepèteries (Clic !)


Place Saint-Sulpice, Paris VI°.

Église Sainte-Anne de la butte aux Cailles

Édifiée entre 1894 et 1912 par l'architecte Prosper Bobin, cette église s'est d'abord appelée Sainte-Anne de la maison blanche. Ce n'est qu'en 2001 qu'elle prendra son nom actuel, Sainte-Anne de la butte aux Cailles.

Mais savez-vous d'où vient ce nom ?
En 1543, un certain Pierre Cailles achète des terrains agricoles sur une colline dominant la vallée de la Bièvre. Il y travaille le sol avec toute sa famille, les Cailles. C'est de ce patronyme - Cailles - que vient le nom de cette butte; rien à voir avec l'oiseau migrateur homonyme !
Et c'est pourquoi il convient de mettre une majuscule à "Cailles". 

De style romano-byzantin, cette église a encore fière allure:


L'intérieur est assez sombre; j'ai dû éclaircir les photos pour les rendre lisibles


Une belle série de vitraux des ateliers Mauméjean, très colorée mais qui n'aide pas a avoir de la clarté !




Les mosaïques sont également des frères Mauméjean


L'orgue de tribune est dû au facteur Abbey (1927)


A la croisée du transept, un dôme éclaire le chœur. On a dû recourir à un échafaudage pour soutenir la voûte




Hélas, cette cloison coupant l'église en deux signifie qu'ici encore, le patrimoine parisien tombe en quenouille.



Et c'est bien dommage car c'est au centre de cette zone interdite que se trouve ce qui fait l'originalité de cette église: un ciborium de fort belle facture, sorte de baldaquin de pierre abritant l'autel.


Gageons qu'un jour, Paris aura à sa tête des édiles plus soucieux du patrimoine que ceux qui sont en poste aujourd'hui !


188 rue de Tolbiac, Paris XIII°.

mardi 17 octobre 2017

Coming soon...


Érection d'une grue

J'ose à peine vous transmettre le dernier envoi de notre envoyé spécial Claude P.


Je me désolidarise totalement de son commentaire, je cite: "Au 36 quai des Orfèvres les Grues remplacent les Poulets !"

Je vous avais prévenus !

lundi 16 octobre 2017

La rue parisienne (20)

Un remaniement au conseil de Paris ?
Immédiatement, on se dit que madame Hidalgo, constatant l'incapacité de certains adjoints à accomplir leur tâche, allait enfin les remplacer par des gens compétents...
On se dit que ne resteront en place que ceux qui ont brillé dans leur fonction...
Et bien pas du tout !
C'est ainsi que monsieur Mao Péninou, adjoint chargé de la propreté (ne riez pas) est reconduit dans ses fonctions, sans doute eu égard à sa réussite...
On se demande qui est le plus à blâmer: les adjoints qui ne font pas leur travail ou le maire qui maintient en fonction des gens incompétents.

Illustration de ce qui précède, le vingtième chapitre de notre feuilleton "La rue parisienne" avec les photos de cette semaine:


Et à quelques pas de là:


Bonne semaine !

Hôtel de l'artillerie

Ce site de l'Artillerie fut d'abord un noviciat, fondé au XVII° siècle,  puis une propriété de l'armée du XVIII° siècle à 2016.  Abandonnés par l'armée, ces bâtiments classés pour la plupart, vont bientôt revivre. Après quatre années de travaux, ils accueilleront en effet une partie du campus parisien de Sciences PO. 
Les travaux doivent démarrer en 2018. 

Nous sommes place Saint-Thomas d'Aquin, devant l'église du même nom (étoile rouge sur la vue aérienne).

capture d'écran Google earth


Nous entrons dans ce qui est encore la cour Sébastopol, mais qui ne peut pas renier son origine: un cloître (repère 1)



Un magnifique escalier renaissance:



La cour Treuille de Beaulieu n'offre plus qu'un vaste espace vide depuis que des bâtiments militaires sans intérêt ont été démolis (repère 2).


Au fond de cette cour cependant, un détail m'intrigue. Opportunément découvert par les démolitions récentes, une surprenante construction se laisse apercevoir. Colonnes ioniques, marbre, est-ce un temple caché ? Je donnerais cher pour le savoir... (Oui, enfin quand je dis cher, je m'entends. Un café, c'est tout !).



Nous repassons par le cloître...


Pour découvrir le second escalier, superbe aussi:


Grimpons !



Au premier étage, deux salons conservent encore de vagues traces de leur splendeur passée...




Les fenêtres nous permettent de jeter un œil sur la troisième cour, la cour de Gribeauval (repère 3).


Les bâtiments jaunes situés autour de cette cour demeureront; le gros immeuble blanc central en revanche est appelé à être démoli.


Un dernier coup d’œil à Saint-Thomas d"Aquin...


Et un dernier regard à cette petite fontaine dont le motif me laisse perplexe...


Ces bâtiments ne se visitent pas en temps normal. Il est cependant possible que des visites soient organisées, au moins à l'occasion des journées du patrimoine (en septembre).

1 place Saint-Thomas d'Aquin, Paris VII°.

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